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Rapport de la Cour des comptes sur la filière nucléaire : des chiffres et des incertitudes

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énergie nucléaire, rapport de la cour des comptes, filière électronucléaire, Didier Migaud, EDF, ERDF, AREVA, CEALe rapport de la Cour des comptes sur « les coûts de la filière électronucléaire », commandé par le gouvernement en mai 2011, a été publié mardi 31 janvier. Plusieurs questions sont soulevées et tiennent globalement à l’incertitude de certaines informations : durée de vie des centrales, traitement des déchets, cout de démantèlement des réacteurs.


1. Durée de vie des centrales

La Cour des Comptes dénombre 58 réacteurs (puissance installée de 62 510 MW) et évalue l’investissement initial à 96 milliards d’euros, ce qui représente un cout de 1, 535 millions d’euros par MW installé.

Ce coût devrait passer à 3,1 M€/MW pour les nouveaux réacteurs.

Ce rapport a globalement été bien accueilli par la filière du nucléaire.

On relèvera cependant les observations de la CRE. La Commission de régulation de l'énergie remet en cause la légitimité de la méthode de calcul du coût du parc nucléaire historique (méthode dite CCE), retenue par la Cour au motif que la durée de vie des centrales reste inconnue.

En effet, dans ses propres observations, EDF défend sur la possibilité de prolonger la durée de vie des centrales de 40 à 60 ans.

La Cour relève que 30 % du parc nucléaire va arriver à échéance (40 ans) d’ici 2022. Elle précise que la durée importante de mise en œuvre des choix en matière de production d’énergie (renouvellement ou EnR) implique automatiquement de devoir prolonger la durée de vie des centrale si rien n’est décidé à court terme.

Selon Didier Migaud, le Premier président « à travers l'absence de décision d'investissement, une décision implicite a été prise qui nous engage déjà: prolonger nos centrales au-delà de quarante ans, ou faire évoluer significativement et rapidement le mix énergétique vers d'autres sources d'énergie, ce qui suppose des investissements complémentaires »

2. Traitement des déchets

Le coût de gestion des déchets radioactifs est estimé à 28,4milliards d'euros à long terme. Cependant, la Cour relève que l'estimation est fragile, car le projet d'enfouissement des déchets en grande profondeur n'est pas définitif.  Un premier devis de 2005 a quasiment doublé et il n’ya pas de référence disponible.

3. Coût de démantèlement des réacteurs

La Cour n’est pas en mesure de valider le montant des dépenses de démantèlement des 58 centrales, estimé à 18,4 milliards d’euros. En effet, un benchmarking international ne serait pas totalement pertinent si l’on en juge les coûts différenciés d’investissement entre les pays. Une comparaison conduit cependant à envisager de multiplier le coût de démantèlement (par 2 ou 3).

Le rapport est ici

La synthèse ici

Le Communiqué de presse ici

Allocution de Didier Migaud ici

Commentaires

  • Bonjour Me Enckell.

    Plus rien sur votre blog depuis le 1er de ce mois ? Vous travaillez trop ? Occupé par la campagne présidentielle ;-) ? Pas le temps ? Personne à mettre sur votre blog ?

    Dommage, on appréciait que Me Gossement ait un concurrent pour chroniquer le droit de l'environnement.

  • Merci pour votre soutien. Le mois de février a effectivement été bien chargé. Mais les choses devraient aller mieux prochainement.
    Nous ne sommes naturellement pas "concurrents" mon confrère et moi, puisque nous défendons, chacun à notre manière, les mêmes valeurs.

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